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Coulisses, Hurlements

Corrections, mon amour (ou pas)

Je vous ai déjà dit que je détestais les corrections ? Mais alors, vraiment très fort ? Oui, OK, je l’ai déjà dit. Je sais, je me répète. Mais sincèrement, je hais les corrections !

Homme armé
Par un-perfekt sur Pixabay

La raison la plus simple, c’est bien sûr que ça ne correspond pas à la partie de l’écriture que j’aime. Ce qui me fais vibrer quand j’écris, c’est d’accompagner mes personnages, de les suivre, de les regarder vivre, agir, réagir, avoir mal… l’intrigue n’est qu’un prétexte et le style un outils indispensable mais parfois fastidieux. Or, en corrections, j’ai déjà vécu tout ça avec eux. Pire, je me retrouve tellement obnubilée par le style et l’efficacité nécessaire de ma scène que cela m’empêche de partager leurs émotions.

Ce mode mécanique indispensable pour me concentrer sur la structure et la forme du texte a un effet pervers : il arrive bien souvent à me faire détester mon texte. Parce que je le lis en me concentrant sur la forme, je perds l’émotion que j’ai cherché à faire passer, et je me retrouve avec l’impression persistante que j’ai échoué. Et plus je relis le texte, plus j’affine les corrections, plus cette impression me prend à la gorge.

Amour/Haine
Par 999theone sur Pixabay

Et tandis que les corrections de forme s’affinent, l’angoisse monte. Parce que chaque correction me rapproche du moment où je ne pourrais plus toucher mon texte, soit parce que je l’aurais envoyé à un éditeur, soit (encore pire) parce qu’il sera publié. Alors à chaque correction, je me fous encore plus de pression.

Alors oui, je sais, se foutre la pression comme ça, c’est con et ça ne sert à rien. Certains le font à l’écriture et se retrouvent avec des pannes d’idées et des syndromes de la page blanche… moi, je bloque à la correction. Résultat : j’ai un certain nombre de premiers jets pas corrigés dans les tiroirs, parce que je sais que ça va être une lutte à chaque fois. Et bien sûr, ma super éditrice et mes anges se retrouvent à jouer les psy d’urgence un mercredi après-midi pour autrice en plein craquage nerveux (♥).

Tout ça pour dire que je me soigne, que mon roman Nuits Blanches ne devrait plus tarder à paraître aux éditions Reine de Coeur, et que j’ai prévu de retravailler plusieurs textes cette année pour pouvoir inonder les autres éditeurs. Y a plus qu’à !

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