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Onoriphrénie de Rozenn Illiano

Je reviens ici pour une chronique sur un roman que l’on m’a confié en Service Presse ! Onoriphrénie de Rozenn Illiano. Ce roman est un spin off de sa série “Tueurs d’anges”. Comme j’en avais été averti avant lecture, n’ayant pas lu la série d’origine, je n’ai pas eu les réponses aux questions de fond posées par l’univers et l’intrigue générale. Mais sachant que ce n’était pas l’objectif, je n’ai pas du tout trouvé ça dérangeant. Pour moi, ça ne gêne en rien l’immersion dans le roman.

Si vous avez lu la série d’origine, vous entrerez sans doute encore plus rapidement dans l’univers… et je ne doute pas que vous savourerez de le retrouver. Mais d’un autre côté, lire ce récit sans rien en connaître permet de conserver entier le mystère sur la fin du roman, ce qui ne me parait pas négligeable !

Couverture du roman Onoriphrénie

Je me permets un petit écart pour dire que je trouve la couverture absolument sublime !

Tout d’abord, rien à redire sur le style ou la qualité d’écriture. C’est fluide, agréable. On entre directement dans le vif du sujet et dans l’esprit de l’héroïne. Mais surtout, on pénètre dans un monde post-apocalyptique comme on les aime, solitaire, glauque, dangereux. Avec le petit plus, pour moi nantaise, de reconnaître certains des lieux décrits puisque l’histoire se passe majoritairement dans l’ouest de la France, et en partie dans ma ville.

Les personnages principaux sont crédibles, attachants. Malheureusement, je ne peux pas en dire autant des personnages secondaires qui, même s’ils sont bien construits, ont l’inconvénient de se succéder trop vite pour permettre au lecteur d’apprendre à les connaître. Et c’est un peu ce que je reprocherais à ce roman : un texte, pas immensément long, qui raconte presque deux ans d’histoire… ça m’a vraiment donné l’impression d’aller trop vite, de survoler les évènements et les rencontres. Les longues ellipses nuisent beaucoup pour moi à l’implication du lecteur, même auprès des héros. Car ils se découvrent l’un l’autre à un rythme très différent de celui qui est proposé au lecteur. Et ce qui ne poserait pas soucis dans un texte centré sur l’action et l’intrigue, je l’ai trouvé dérangeant pour un roman ciblé sur les personnages comme l’est celui-là.

Ajoutons à cela que les personnages principaux sont souvent passifs. Bien sûr, il y a des passages du texte où ils prennent des décisions, agissent par eux-même. Mais j’ai peut-être eu un peu trop souvent l’impression de les voir suivre quelqu’un d’autre. Certes, cela va très bien avec le ton général du texte et ce que l’auteur m’a donné l’impression d‘explorer ici : que faire du reste de sa vie quand on connait sa date de mort, qu’on a plus ni avenir, ni espoir ? Un parti pris original, qui explique cette passivité « physique » et permet de baser vraiment le roman sur une exploration profonde de la psychée des personnages. Cependant, si on y ajoute la vitesse de passage du temps, j’ai trouvé qu’au final, c’était ce qu’il manquait un peu ici : de la profondeur.

En conclusion, je pense que ce texte, par son sujet même, aurait gagné à prendre son temps plus qu’il ne le fait. Quitte peut-être à resserrer l’histoire sur une période plus courte, même si les 600 jours d’apocalypse étaient une nécessité liée à la série originelle.

En somme, je ressors de ce texte un peu mitigée. J’ai accroché au monde, aux personnages, aux partis pris de l’histoire… mais il manque pour moi quelque chose qui aurait pu faire de ce texte un coup de coeur et je regrette vraiment ce manque parce que ça a été un très bon moment de lecture malgré tout !

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