Affiche Imaginales 2018
Coulisses

Imaginales 2018

Comme chaque année, j’ai passé 4 jours incroyables au salon des Imaginales 2018, le week-end dernier à Epinal.

Me voilà donc avec un petit retour loin d’être exhaustif de ce week-end en bord de Moselle, où se croisent des elfes, des guerriers, des auteurs, des dessinateurs, des libraires, un grand soleil (presque trop pour les peaux fragiles de pauvres petits auteurs habituellement reclus devant leur ordi), des dragons (oui, à Epinal, on paye en dragons à la buvette), des créatures étranges issues d’une compétition de bodypainting, des éditeurs, des escrimeurs, des grenouilles… bref, tout un bestiaire fantastique qui se retrouve chaque année pour pique-niquer au bord de l’eau avec des livres. Désolé, je n’ai pas pris de photos cette année…

Le match d’écriture

La grosse nouveauté de l’année, pour moi, ça a été le match d’écriture. Le principe : des équipes de trois personnes qui cogitent ensemble sur trois thématiques, et se les répartissent ensuite pour écrire chacun une nouvelle dans un temps imparti (qui va de 1h37 à 2h07 selon le nombre de contraintes choisies (on peut piocher 2 contraintes accordant chacune 15 min de plus)).

La nouvelle, ce n’est déjà pas mon format de prédilection. En créer une de toutes pièces en deux heures, c’était donc un sacré défi. Mais vous commencez à me connaître, je ne sais pas dire non à un défi. Alors après trois années d’hésitations, j’ai fini par m’inscrire. Je ne connaissais pas du tout mes partenaires : Jérôme et Françoise. Mais les 8 minutes d’échanges sur les thèmes ont été riches, inventives, et sont parties absolument dans tous les sens, comme il se doit.

Les thématiques de l’année étaient :

-La nuit en fermant les yeux

-C’était dans les cartes

-Machine addict

A première vue, aucune ne m’a sautée à la figure, j’ai donc pris le choix par défaut, puisque mes deux collègues avaient de leur côté chacun un thème qui leur parlait bien (le 1 pour Jérôme et le 3 pour Françoise). Ne sachant pas trop où partir, j’ai tiré deux contraintes pour m’aiguiller.

« Un.e jardinier.e » m’a pas mal égaré. J’imaginais déjà une personne utilisant un jeu de tarot, mais je ne voulais pas me limiter à la très classique divination. Je dois avouer qu’une nouvelle d’une amie (ElNat ♥) m’a pas mal inspirée au moment de créer mon jardinier des destins : un esprit du désert qui utilise ses cartes élémentales pour influer sur les vivants.

Ma seconde contrainte « au cours d’une chasse » m’a mené vers une traque un peu comme celle qu’on trouve dans Le pistolero, tome 1 de la Tour Sombre de Stephen King. Mais difficile de manier l’ambiance d’une traque entre deux êtres pseudo divin en moins de 2 heures. Première étape : créer l’antagoniste, un esprit du désert destructeur. Classique pour s’opposer à un esprit de vie. Puis la chasse. Bien entendu, les personnages ont attendus que je sois aux 3/4 de la nouvelle pour m’expliquer qu’en fait, ils se connaissaient déjà très bien… bref, vous me connaissez ? J’ai écris une romance.

J’ai hésité pas mal sur le cadre, mais une fois cela posé, l’écriture a vraiment filé toute seule. Une facilité d’écriture qui m’a étonnée et ravie. Même si bien sûr, j’ai perdu. Il est trop tard pour voter, mais vous pouvez lire les textes sur le site de présence d’esprit. Je félicite Caroline Linard qui a remporté le prix du jury de la meilleure nouvelle avec Tu honoreras tes parents. C’est amplement mérité !

Voici ma nouvelle, version brute, ne soyez pas trop durs, il y a des coquilles et sans doute des fautes. N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, je suis curieuse de vos critiques. 😉

Les conférences

Cette année, j’ai assisté à très peu de conférences. Malheureusement, les thèmes qui m’intéressaient le plus tombaient le vendredi après-midi, en plein match d’écriture. Pour ceux que ça intéresse, j’ai live-twitté les confs que j’ai suivies. Je remercie Jean-Claude Dunyach, invité à deux d’entre elles, qui comme toujours m’a fait mourir de rire.

Retrouvez les LT des confs ici : « Toutes ces horreurs dans mes romans, ce n’est pas moi » (allez savoir pourquoi, je me suis sentie un peu concernée), Frères et sœurs  (comme vous allez le voir, j’ai été outrée par certaines remarques XD), la conférence de Stéphane Marsan aux jeunes auteurs (comme chaque année), « Payer les auteurs invités, jusqu’où aller ensemble?« , « Écrire des nouvelles…« , « Entendre le bruit des vagues, sentir les odeurs de sous-bois, voir la neige qui tombe… »

Et tout le reste…

Et bien sûr, comme chaque année il y a eu… tout le reste !

Un coup de cœur particulier pour la soirée contes de Renée Robitaille, pour petits et grands, mimés de façon magistrale. Une heure de fou-rires non stop, et une sortie avec un débat sur la très épineuse question : est-ce qu’un mortier c’est bien, niveau aérodynamisme ?

Et les restos entre grenouilles où on l’échange sur nos projets respectifs ou sur de grandes questions existentielles fondamentales du type : Comment appelle-t’on un phallus ailé ? Est-ce qu’écrire, c’est comme se laver les dents ?

Bref, les imaginales, avec sa dose de magie, de fatigue, son retour avec un sac à dos étrangement plus lourd qu’à l’aller, ses terrasses de restaurants, ses rencontres, ses échanges, et sa magie.

4 réflexions au sujet de “Imaginales 2018”

    1. J’approuve, shame on you ! (en vrai, j’ai faillis oublier aussi. Je m’en rappelée juste avant de le mettre en ligne XD)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.