Vieux livres sur une étagère.
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Cinq livres

Comme je suis une vilaine copieuse, j’ai décidé d’imiter le billet d’une amie qui s’intitule Cinq livres. Mais quels livres ? Cinq livres qui m’ont marquée, cinq livres qui m’ont inspirée, cinq livres que je n’ai jamais pu terminer… pour partager avec vous les auteurs et les textes qui ont formé mon imaginaire.

Cinq livres qui m’ont marquée :

la pierre de lumière

Si je devais citer les cinq livres que je n’oublierais jamais, ceux dont la lecture m’a marqué à jamais… eh bien j’aurais du mal à m’arrêter à cinq, mais je vais faire mon possible quand même.

Je vais commencer par un livre (ou plutôt une série) que j’ai lu il y a très longtemps. Au point que l’histoire est désormais des plus floue dans mon esprit. La Pierre de Lumière de Christian Jacq. De mémoire, il s’agit du premier Christian Jacq que j’ai lu, et ça a été le premier d’une longue série qui a fait de moi une passionnée de l’Egypte. C’est aussi la première fois où je découvrais le concept de roman historique fantastique, qui m’a ensuite mené, entre autres, vers Mireille Calmel.

Après l’historique vient la fantasy pure, et j’ai eu bien du mal ici à choisir un seul texte. Je me suis donc résolue à en citer deux (encore des séries). Les chroniques d’Alvin le Faiseur de Orson Scott Card et Le louvetier de Henri Loevenbruck. Mondes inventés, magie, créatures fantastiques… le genre d’univers qui continue à m’emporter en un claquement de doigts.

Très logiquement, vient ensuite la Science Fiction : Dune de Franck Herbert. L’univers désertique, le combat, les intrigues, les vers des sables… et la maison des mères. Encore une série, même si cette fois-ci, mon intérêt a pu s’émousser quelque peu au fil des tomes.

En quatrième, un OVNI. Les fourmis de Bernard Werber. Encore une fois, c’est le premier livre de cet auteur que j’ai lu, mais non le dernier. Un texte qui m’a surpris, presque choqué, de par le style et l’audace inimitables de l’auteur. Un récit qui m’a valu l’entretien d’une véritable fourmilière dans une boite en plastique et un travail de groupe délicieusement prise de tête.

Enfin, je termine sur le texte qui est sans doute le plus important pour moi. Le pistolero de Stephen King. Premier de la série de 7 tomes de La Tour Sombre, ce texte m’a marqué autant pour lui-même que pour son ensemble. Ici, Stephen King m’apprend à la fois l’art du minimalisme et du multivers. Le pistolero est aussi sobre que la série est riche. Conte initiatique, traversée du désert à la poursuite d’un homme, d’une tour, de l’obsession d’une vie… à la fois pour le personnage et pour son auteur.

Cinq livres qui ont inspiré Muse :

le-pistolero1

Le Pistolero de Stephen King, encore. Je ne pouvais pas l’omettre de cette catégorie, car La Tour Sombre (et à travers elle, le parcours de Stephen King lui-même) est l’ouvrage qui m’a donné le courage d’écrire, et la certitude absolue que c’était possible. Si cet auteur mondialement connu a pu publier une série en sept tomes, écrite sur une période de quarante ans (il a mis douze ans à écrire le premier), alors je savais que je pouvais y arriver à mon tour. La Tour est également le récit qui m’a ouvert la notion de multivers, d’une sphère de l’imaginaire où des récits différents sont reliés malgré eux, à travers des mondes et des époques variés, jusque dans notre réalité avec une mise en abyme de l’auteur lui-même. Bref, je vais arrêter là, il est temps de passer à la suite.

La Reine des Damnés d’Anne Rice. Il s’agit du tome 3 de la Chronique des vampires qui s’ouvre avec le grand classique Entretien avec un vampire. La spécificité de ce tome 3 pour moi, c’est qu’il m’a donné ma première idée d’histoire. Si Anne Rice pouvait remonter aux origines du vampirisme pour nous l’expliquer, alors pourquoi ne pas raconter de la même manière la lycanthropie? C’est l’idée qui m’a fait prendre la plume il y a… 13 ans. Le roman en question n’est toujours pas achevé, peut-être parce qu’il est pour moi très spécial. Il a beaucoup évolué au fil des années, et continuera à le faire jusqu’à ce que j’achève sa rédaction. Pour le moment, il attend. Son tour reviendra.

Le bal des Louves de Mireille Calmel suit un peu la même idée que le texte précédent, en explorant cette fois la lycanthropie. Il a sans doute joué sur mon idée de base, l’a transformée et enrichie en m’offrant une vision de ce que je voulais faire (ce qui m’a inspiré, mais aussi ce que j’ai choisi de ne pas suivre).

L’assassin Royal de Robin Hobb, mais… je ne devrais pas m’arrêter là. Le plus important n’est au final pas cette double série, mais l’ensemble qui comprend Les aventuriers des mers et Le cycle des anciens. J’y retrouve la notion de multivers, mais cette fois appliquée à un monde unique avec des pays, des histoires et des personnages qui s’entremêlent. La volonté de relier les histoires, de créer des mondes riches et complexes que l’on pourra parcourir des années durant.

La stratégie Ender de Orson Scott Card. Je le cite en dernier, car c’est ma lecture la plus récente dans cette catégorie. J’ai lu ce livre alors que j’étais en train de rédiger mon premier roman (le premier que j’ai terminé : le Fils de l’Ange) et il a énormément influencé la structure de l’histoire. On y retrouve un texte qui se déroule presque intégralement dans une école militaire, avec en fond une guerre omniprésente qu’on ne voit pourtant que dans les derniers chapitres.

Cinq livres que je n’ai pas terminés :

dracula

Le Monde perdu (Jurassic Park) de Michael Crichton. Ce livre, je l’ai piqué à mon père quand j’étais gamine (vu l’année de parution, je devais avoir une dizaine d’années). Avec des intermèdes entre les chapitres sur la théorie du chaos… je crois qu’il était simplement trop complexe pour moi à cette époque.

La Communauté du Sud de Charlaine Harris, dont a été tirée la série TV True Blood. En réalité, il s’agit là d’une série de 13 tomes, je n’en ai lu que 2. J’étais en pleine période de découverte de la Bit lit et lisait alors tout ce qui me tombait sous la main, mais là, je n’ai pas pu. Je pense que c’est la première fois que j’ai vraiment ressenti une héroïne comme étant une Marie Sue (l’héroïne plutôt clichée, incapable de faire quoi que ce soit elle-même, mais tout le monde fait la queue pour l’aider à résoudre ses problèmes). Bref, l’héroïne m’a très vite soulée.

Mort de Terry Pratchett. J’avais tellement entendu parler du Disque Monde. D’une certaine façon, j’étais obligée d’essayer. J’ai commandé 2 livres, en VO : The color of magic (parce que c’est le premier) et Mort (parce qu’on me l’a spécifiquement conseillé). Je m’excuse auprès de tous les fans de Pratchett qui me lisent, mais je n’ai pas pu. Je me suis forcée à terminer le premier, je n’ai jamais réussi à finir le second. Sans faire le moindre reproche à l’auteur, ce n’est juste vraiment vraiment pas mon style.

Dracula de Bram Stocker. Encore un classique qu’il fallait absolument que je lise. Il est toujours sur ma liseuse et je l’ai de nouveau abandonné après l’avoir repris pour la 3ème fois. Je n’y arrive pas, vraiment. Le style me ressort par les oreilles. Il a d’ailleurs bien failli me dégouter du roman épistolaire. J’ai heureusement été sauvée par Les liaisons dangereuses qui m’a montré ce que ce style pouvait avoir d’accrocheur et passionnant.

Fondation, d’Isaac Assimov. En réalité, j’ai lu Fondation jusqu’au bout (j’ai même lu les 3 premiers tomes du Cycle). Si je place ce texte ici, ce n’est pas parce que je n’ai pas achevé ou même apprécié ma lecture ou le talent de l’auteur, mais parce qu’il m’a montré de manière précise ce que je n’aimais pas dans un texte. Ce cycle m’a tenu, tout au long de sa lecture, dans un état de frustration permanente liée au fait qu’à chaque fois que je commençais à m’attacher à un personnage, l’auteur faisait un bon de 50 ans en avant et changeait de héro. Ahhhhhhhhhh !

Cinq autres livres dont je voulais parler :

animorphs

Je ne savais pas dans quelle catégorie les placer, mais je m’en serais voulu de ne pas les évoquer, les voici.

Les Animorphs de K. A. Applegate. Cette série de 48 tomes est la première série de SFFF que j’ai lu. Je les ai tous, sans exception, et j’ai adoré du début à la fin. Je les ai même lus plusieurs fois (je me souviens encore du tome 4, mon favori, que j’ai du lire 4 ou 5 fois). Je ne pouvais pas ne pas la mentionner, parce que c’est la série qui a marqué mon enfance. Elle trône encore fièrement sur l’étagère qui lui est réservée dans la bibliothèque de ma chambre d’enfant.

Antigone de Jean Anouilh. Cette pièce de théâtre, je l’ai lue au collège. C’est par cette pièce que j’ai découvert le théâtre et la tragédie, et elle m’a énormément marquée. Je l’ai relue quelques années plus tard, et prise dans l’élan, j’ai lu d’autres tragédies qui m’ont plus ou moins marquée (Roméo et Juliette, Le Cid, Hamlet). Mais sans Antigone, je ne serais peut-être pas allée explorer le style de la pièce de théâtre, arrêtée par les textes de Molière que je n’ai jamais appréciés.

Alcools d’Apollinaire. Mais de manière sans doute bien plus large, la poésie que j’ai découverte dès la 6ème. C’est d’ailleurs le premier style qui m’a poussé à prendre la plume au collège. Surréalisme, Lyrisme, Parnasse… et tant d’autres. Etrangement, de la poésie étudiée au lycée, je me souviens avoir préféré Apollinaire. Pourtant aujourd’hui, je me rends compte que les textes dont je me souviens le mieux sont tirés de Les fleurs du mal de Beaudelaire.

Sur l’eau de Maupassant. A l’époque, au lycée, ce texte n’avait pas changé ma vie. C’st pourtant le souvenir de son atmosphère très particulière qui m’a poussé vers l’écriture des nouvelles, il y a seulement un an.

J’ai entamé cette partie avec ma première série de SFFF, je vais la clore avec la dernière. Anita Blake de Laurell K. Hamilton. J’ai découvert cette série de Bit lit (ma première dans ce style) juste après le lycée. Elle détient pour moi 2 records. Le premier, c’est celui du livre le plus souvent relu. J’ai arrêté de compter, mais j’ai dû relire certains volumes une dizaine de fois. Le second record, c’est mon premier livre lu en anglais et mon premier livre audio en anglais. Je crois bien que cette auteure a sauvé mon concours post-bac (en deux ans de lecture en VO, ma moyenne d’anglais a gagné 8 points).

Voilà, je crois que vous savez tout (ou du moins l’essentiel) sur mon parcours de lectrice. A vous !

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