Coulisses

Le défi : Nuits blanches

Nous sommes le 31 décembre, je suis devant mon ordinateur… et c’est le drame. Hier soir, j’ai terminé la nouvelle que j’avais en cours. Je dois me résoudre… je n’ai plus rien à écrire. Et ça, ça veut dire que je vais être obligée de me mettre à corriger.

Bon, en vrai, c’est une bonne nouvelle !

Ca signifie qu’en plus d’avoir terminé ma réécriture sur mon premier roman, j’ai aussi réussi mon pari d’écrire un nouveau texte en deux mois. Et puisque j’ai une flemme monstrueuse de me mettre aux corrections tout de suite et que je n’ai rien publié ici depuis… plus de 15 jours, je vais vous faire un petit topo sur ce projet !

Les origines de Nuits blanches, un appel à texte.

Nuits blanches est un projet issu de mon sens inné de la contradiction.

En effet, si vous avez suivi mes premiers articles ici, vous savez que j’ai une très forte prédilection pour les personnages masculins. C’est un choix controversé, mais que j’assume, parce que j’aime écrire des hommes, j’aime vraiment ça ! Et surtout, j’ai beaucoup de mal à écrire des femmes.

De plus, même si j’écris des histoires d’amour, elles correspondent très rarement aux standards de la romance. La relation amoureuse n’est jamais la préoccupation principale de mes personnages, parfois ils se rencontrent, parfois ils sont déjà ensemble, parfois ça se termine bien et d’autres fois non… ce qui est sûr, c’est que je n’ai jamais suivi les codes de la romance sur un texte.

Du coup, quand j’ai vu passer un Appel à texte d’une maison d’édition pour de la Romance femme/femme… oui, je sais. J’aurais dû passer mon chemin. Par quelle étrange cheminement de pensée ma Muse a-t’elle pu se dire : « Je vais faire ça ! » ?

Quoi qu’il en soit, cette garce a décidé de relever le défi. Donc, nous disions, une romance entre femmes… voilà voilà.

Première étape : le brainstorming

Avouons-le, ma première idée était très très glauque. Une sombre histoire de prostitution dans un univers futuriste de pauvreté et de fracture sociale.

J’ai gardé l’univers, j’ai changé le contexte. Ce serait donc un hôpital chargé d’implanter des prothèses cybernétiques. Mes héroïnes : une chirurgienne hantée par son passé et une jeune mécanicienne de génie avec un sale caractère. Une intrigue basée sur des trafics et des morts suspectes, le décors est planté.

La rédaction

A ce stade, nous sommes le 1er novembre et le rendu est prévu pour mi-avril. Je me pose donc comme défi la rédaction en 2 mois. Ainsi, il m’en restera 3 pour les corrections. Ca tombe bien, le mois de novembre est celui du NaNoWriMo !

Je n’ai pas rempli le quota du NaNo (50 000 mots en un mois), mais avec environ 35 000 mots, j’estime m’être pas mal débrouillée. Et mi-décembre, je vois la fin se profiler. La dernière semaine de l’année, je boucle le premier jet avec presque 53 000 mots, soit un peu plus de 300 000 secs.

Le hic…

Comment ça vous vous en doutiez ?

Le hic, c’est qu’arrivé à environ 80% du projet, je fais un gros blocage. Je doute, je n’ai plus envie. Pourquoi ? Parce que cette histoire m’ennuie. Ce n’est pas le coup de mou habituel de la lassitude sur un projet, c’est plus profond que ça. Je trouve mon texte nul et sans intérêt.

J’en discute avec mes co-écrivaines de coeur et comprends vite ce qui me bloque. La romance est là, les personnages sont pas mal, j’ai une intrigue pas moins présente que d’habitude, mais… l’univers est à peine esquissé. Et cet univers, c’est à mon sens ce qui donne vraiment un intérêt au texte. L’ambiance futuriste, à la fois dark, pessimiste et très humaine, la technologie, la fracture sociale, les gangs, le réseau illégal du dark-web…

Sauf que je ne vois pas comment approfondir ce monde en gardant mes deux points de vue originaux, tout simplement parce que ce sont des choses dans lesquelles mes héroïnes ne sont pas impliquées, ou trop peu.

Révélation… ou rechute

Et la révélation, évidente. Dans ce texte, mes trois personnages favoris sont… des hommes. Trois personnages secondaires voir tertiaires, dont un en particulier qui me fascine : le mystérieux directeur de l’hôpital, connecté au réseau, impliqué avec les gangs, au passé sombre et aux motivations ambigues.

Et la résolution qui va me donner le courage de poursuivre la rédaction. Lui offrir un point de vue. Pas grand chose, 4 ou 5 scènes. Mais à travers lui, plonger vraiment dans cet univers que j’ai esquissé.

Est-ce que ce point de vue supplémentaire sera compatible avec une romance telle que la voit la maison d’édition ? Je n’en sais rien et je dois avouer que j’en doute. Sauf que je n’ai pas le choix. Sans lui, le texte est plat. Il correspond peut-être aux standards de la romance, mais c’est une mauvaise romance et je ne veux pas faire publier ça. Même si je sais que je ne serais ni la première ni la dernière (attention, je ne dis pas que toutes les romances sont mauvaises, juste que j’ai lu trop de romances publiées qui le sont).

Les corrections

Forte de cette nouvelle résolution, je termine mon premier jet en laissant grandir le personnage dans mon esprit. Au point que j’enchaîne ensuite sur une nouvelle qui raconte son adolescence.

Voilà où j’en suis. Avec un texte qui nécessite des corrections « classiques » de style et de fond (avoir une météo cohérente, faire coller les descriptions à un Paris futuriste…) et surtout, un ajout de pdv. Je ne compte pas complexifier l’intrigue. D’ailleurs, les scènes du point de vue de Marc seront pour la plupart des retranscriptions de scènes existantes juste un peu allongées. Mais il sera là et il nous apportera un tout nouvel éclairage sur le monde qui entoure cette histoire.

Prochain objectif : boucler ces corrections fin janvier pour que mes bêta-lecteurs aient le temps de se pencher sur le texte, et moi de le retravailler avant le 15 avril.

Et donc, voilà ce que je suis venue procrastiner ici. Bon, Marc est dans le coin, il sait à peu près quoi dire et quand. Il ne reste qu’à me remonter les manches (et à me pencher sur ces maudites descriptions).

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Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente nuit de la Saint Sylvestre et une très bonne (productive et inspirée) année 2017 !

 

Flutes de champagnes et cotillons

 

3 réflexions au sujet de “Le défi : Nuits blanches”

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