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Développement, Errances

De l’écologie, petit à petit

Avez-vous une « conscience écologique » ? Sans doute. Après tout, difficile de faire autrement à notre époque. Tout le monde sait que la terre se réchauffe, que l’on pille ses ressources, que l’on empile des déchets qu’on ne sait pas recycler… bref, qu’on fait de la merde à grande échelle. Mais combien d’entre vous font quelque chose pour lutter contre ça, concrètement ? Combien d’entre vous ne se laissent pas endormir par le sentiment que la catastrophe écologique qui se profile est inéluctable ? Ou du moins, que rien de ce qu’ils feront personnellement ne pourra y changer quoi que ce soit ? Pas moi, ou pas vraiment. Parce que… dans cette situation, il est tellement évident que l’on n’est rien. Nous, petit individu à notre petite échelle. Rien par rapport aux usines et aux multinationales, rien par rapport aux gouvernements, rien par rapports aux habitants des pays en développement qui font ce que l’on a fait il y a cinquante ans (et comment on pourrait le leur reprocher ?)

Immenses grues fixes sous un ciel d'orage.

Alors… alors pendant longtemps, je me suis dit que c’était couru d’avance. Qu’on ne pouvait rien y changer. Enfin, que moi, je ne pouvais rien y changer. Bien sûr, je trie mes déchets, je les ramasse quand je suis en extérieur, je ne laisse pas couler le robinet quand je me brosse les dents, mais… et le reste ? Cette voiture dans laquelle je passe deux heures par jour pour aller bosser ? Ce chauffage qui tourne dans l’appartement mal isolé qui ne m’appartient pas ? Ces petits producteurs locaux chez lesquels je n’achète pas, parce que le supermarché c’est quand même bien plus simple et rapide ? Alors j’ai fait du sur place, parce que je ne savais pas quoi faire de plus qui ne me demande pas un effort trop grand ou de changer trop radicalement mon mode de vie.

Puis des messages apparaissent sur notre timeline : facebook, twitter, blogs, postcasts, chaines youtube… ils empêchent de faire l’autruche, apportent leur lot de petites idées en apparence insignifiantes : des randos de ramassage des déchets, des moyens de réduire le plastique, des notions de minimalisme urbain, des astuces… mais surtout, ils donnent l’envie. Celle de faire quelque chose de plus vaste. D’intégrer cette espèce de communauté d’idéalistes qui font des actions pour le climat et qui communiquent dessus. A leur échelle, mais à la notre aussi, puisqu’ils en parlent. Et cette mobilisation, elle a repoussé mon sentiment d’impuissance. Parce que si on est assez nombreux à faire quelque chose, peut-être qu’au final, ça ne servira pas à rien ?

 

Eoliennes dans un champ.

Je crois que le message qui m’a le plus servi d’électrochoc, même si paradoxalement il ne parle pas du tout d’écologie, c’est la video de « Et tout le monde s’en fout » sur la révolte. Parce que c’est là que j’ai réalisé l’ampleur de ce qu’il était possible de faire. « Si tu te changes toi, ça change ta relation avec les autres, et donc, ton environnement. Donc, si tout le monde décidait de se changer soi-même, bah ça ferait changer la société. »

Il n’était pas le premier à m’envoyer ce message, mais il a clairement été le plus percutant. Avec cette idée très forte que compte tenu de son audience, si tous ceux qui l’écoutent faisaient quelque chose, on pourrait changer les choses. Vraiment les changer. Mais quoi faire ? Et bien… peut-être commencer par vivre plus simplement soi-même ? Par réduire sa consommation et donc ses déchets ?

Et si le changement concret est venu pour moi de la découverte d’une boutique éco-responsable sans plastique proche de chez moi, c’est le dépassement de ce sentiment d’impuissance qui m’a fait sauter le pas. Cette sensation que ensemble, quelque chose est possible et que je veux en être. Même si je ne suis qu’un tout petit colibri luttant contre un incendie de forêt.

Colibri qui prends de l'eau.

6 réflexions au sujet de “De l’écologie, petit à petit”

  1. Courage petit colibri ! Et merci pour ce bel article, on dirait que les ‘déclics’ se font de plus en plus nombreux et dans les beaux jours, ça donne de l’espoir que ce grand mouvement de fond arrive enfin. 🙂

    1. Il m’aura fallu du temps, mais il m’en reste plein pour partager autour de moi. Alors j’espère participer à cet élan à l’avenir.

  2. Je te rejoins à 100% sur le constat! De toute façon, c’est impossible de TOUT faire et d’être sur tous les fronts. Et si on essaye de tout lancer en même temps ça fait un tel changement au quotidien qu’on peut vite laisser tomber. Alors que mettre des petits gestes un par un, on change peu à peu pour une vie où on fait notre part à notre niveau, autant que possible. Et le côté partage et éveil des consciences fait effectivement partie de ce qu’on peut faire à notre échelle (et c’est bien pour ça que je continue le projet Simple & Cité sur la simplicité urbaine d’ailleurs ^^)

    1. Note que ton livre a pas mal participé à mes progrès sur le sujet. Je serais sans nul doute arrivée au même résultat sans, mais ça m’aurait prit plus de temps ^^.

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